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Education & parentalité

Comment parler avec votre enfant de la violence dans les infos ?

Tôt ou tard, les enfants sont confrontés à la violence dans les informations, que ce soit pendant une rediffusion du journal télévisé le matin, un journal qui traîne sur la table de la cuisine … Et peut-être à un moment où vous n’êtes pas près d’eux.

    • Ne reportez pas la discussion, il faut toujours répondre aux questions. Ce qui protège le plus les petits enfants, c’est que l’adulte contextualise. La fonction parentale, c’est donner un cadre.
    • Abordez le sujet à un moment calme. Toutefois évitez d’en parler au moment du coucher.
    • Demandez à votre enfant ce qu’il sait et ce qui l’inquiète.

    Tenez votre enfant à l’œil

     

    Votre enfant dort mal, fait des cauchemars, fait à nouveau pipi au lit ? Il est agressif ou, au contraire, se replie sur lui-même ? C’est peut-être un signe qu’il se fait du souci.

    Dans 3 mois, je vais à Paris avec ma classe. J’espère qu’il n’arrivera rien.
    Sander, 16 jaar

    Prenez les craintes de votre enfant au sérieux et rassurez-le

    Les images de violence peuvent être très perturbantes pour un enfant. Y-a-t-il de jeunes victimes ou les faits se sont-ils déroulés à proximité ? Dans ce cas, il risque d’être encore plus affecté.    

    • Dites à votre enfant que vous comprenez comment il se sent. Ce qui s’est passé n’est pas rien.
    • Ne demandez pas à votre enfant de se montrer fort. Mais évitez également de l’effrayer encore plus. Votre enfant a peur parce qu’il va en excursion à Paris ou à Bruxelles ? Parlez-en avec lui. Expliquez-lui qu’un attentat n’arrive que très rarement et que Bruxelles ou Paris ne sont pas des villes dangereuses.
    • Saisissez cette occasion pour confirmer la confiance : nous sommes protégés par les autorités, des gens travaillent à assurer notre sécurité, nous ne sommes pas en guerre. Il ne faut pas mentir, mais on peut rappeler aussi que de tels événements demeurent  exceptionnels, même s'ils sont dramatiques. Les secouristes et la police font tout ce qu’ils peuvent pour aider les gens, arrêter les coupables et sécuriser les lieux.
    • Expliquez clairement à votre enfant que les attentats ne sont pas dirigés contre lui.
    • Montrez le bon exemple et restez calme.

    Votre enfant aime dessiner ?

     

    Le fait de faire un dessin sur ce qu’il ressent peut aider votre enfant.

    J’ai tellement peur. Je crois que cela va arriver chez nous.

    Louise, 9 jaar

    Laissez votre enfant s’exprimer et donnez quelques explications

    • Laissez votre enfant raconter ce qu’il sait et ce qui l’inquiète, ce qu’il a entendu, à l’école, chez les amis, à la télé.
    • Contrôlez vos propres émotions et dites à votre enfant qu’il peut se confier à vous. Demandez-lui ce qui pourrait le rassurer.
    • Soyez franc, ne mentez pas, mais ne racontez que les grandes lignes. Evitez les détails ou les explications compliquées.

    Utilisez les bons termes

    • Ne dites pas ‘terroristes musulmans’ en parlant des auteurs d’attentats mais bien ‘terroristes de l’Etat Islamique’. Qu’ils soient musulmans ou non n’a pas d’importance. Qu’ils appartiennent à l’EI, si.
    • Les réfugiés fuient leur pays à cause des terroristes. Ils n’ont rien à voir avec ces derniers.
    • Précisez qu’il s’agit d’un petit groupe de terroristes qui veulent faire peur aux gens et se faire remarquer.
    •  

    Distrayez votre enfant

    • Terminez la conversation sur une note amusante.
    • Votre enfant est très affecté par les nouvelles ? Dans ce cas, tenez-le à l’écart de celles-ci pendant un certain temps. Regardez les nouvelles lorsque les enfants sont au lit, évitez de laisser traîner le journal …

     

    Source : https://www.laligue.be/leligueur/articles/attentats-de-bruxelles-comment-en-re-parler-aux-enfants

     

    Des nouvelles adaptées à chaque âge

     

    Avec l’âge, votre enfant apprend à faire la distinction entre les faits et les opinions.

    • Jusqu’à 2 ans : Votre enfant ne sait pas ce qu’est la guerre. Evitez qu’il n’entende ou ne voie les nouvelles.
    • Jusqu’à 4 ans : Les enfants ne font pas la distinction entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Protégez-les le mieux possible.
    • Jusqu’à 6 ans : Les enfants ramènent tout à eux. Si des bombes tombent quelque part, elles peuvent aussi tomber ici. Rassurez-les et expliquez-leur ce qui s’est passé avec des mots simples.   
    • Jusqu’à 10 ans : Les enfants entendent et voient beaucoup de choses à l’école et chez leurs amis. Expliquez-leur plus en détail.
    • Jusqu’à 12 ans : Pour les enfants, ‘le bien et le mal’ sont encore fort ‘blanc ou noir’.  Expliquez-leur ce qu’est un cliché.
    • A partir de 12 ans : Votre enfant cherche à se forger sa propre opinion. Ne lui imposez pas la vôtre mais respectez son avis.

     

     

     

    En bref :

    Les informations suivantes sont issues de l’article de la Ligue des Familles : « Attentats de Bruxelles, comment en re-parler aux enfants ? », https://www.laligue.be/leligueur/articles/attentats-de-bruxelles-comment-en-re-parler-aux-enfants

    • Avant 6 ans : ne pas montrer d’images. Expliquez que ce qui vient de se passer est grave, que vous êtes touché et ému. Il est important de dire que les adultes les protègent et qu’ils sont en sécurité à l’école, à la maison, mais qu’ils doivent faire attention.
    • Les 7-11 ans construisent leur pensée critique, leur territoire psychique. N’hésitez pas à les faire parler. Apportez des réponses factuelles. Les échanges avec vous doivent les rassurer. Parlez avec eux, proposez de dessiner ce qu’ils ont enregistré. Expliquez les images, etc. Autant de façons simples de leur permettre d’extérioriser leurs angoisses.
    • Côté ados : ce sont les plus exposés via internet et les réseaux sociaux. Vérifiez la façon dont ils s’informent. Encadrez leurs réactions. Exposez votre point de vue de façon simple. Vous devez incarner un soutien stable, solide et les rassurer autant sur la vie à la maison que sur la vie à l’école.
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